800 matchs sur le banc : Jean-Luc COURTET, l’atypique

Publié le 22/01/2026

(Photo droits réservés)

L’entraîneur du CA Pontarlier (N3), Jean-Luc COURTET, vient de passer le cap des 800 matchs sur le banc de touche… Une rareté !

800 matchs sur le même banc de touche, la performance est exceptionnelle ! Jean-Luc COURTET, natif de la ville, est revenu comme entraîneur-joueur à Pontarlier au début du siècle après une belle carrière (216 matchs en pro à Auxerre, Sedan, Le Havre, Clermont…) et bouclera dans quelques mois sa 25ème saison dans la capitale du Haut-Doubs.

En adéquation avec le club

« J’ai eu la chance de trouver le club en adéquation avec ma conception du métier d’entraîneur. Former et amener un maximum de garçons en équipe première (NDRL : 17 sur 23 cette saison) et bonifier le groupe avec deux ou trois joueurs d’expérience, c’est mon truc, explique-t-il. Mais il ne faut pas se tromper dans le recrutement… »

La méthode Guy ROUX comme exemple

Des opportunités de partir, il y en a bien eu quelques-unes, mais il a toujours privilégié la stabilité, à la manière de Guy ROUX, qui l’a façonné dans ses jeunes années. « J’ai toujours aimé son travail en matière de formation, sa manière de composer ses effectifs. Je m’inscris dans cette démarche. »

Passion intacte malgré les conditions difficiles

La lassitude n’aurait aucune prise sur lui ? Oui et non. « A 57 ans, j’adore toujours autant passer ma semaine à préparer la rencontre du samedi, avec la vidéo maintenant car en 25 ans, cela a évolué. Ce qui devient difficile, c’est d’enchaîner les entraînements à 19h15 sous la neige où quand il fait -5°… » Même s’il y a parfois des « points bas », il n’est pas encore l’heure de passer la main et, de toute manière, son président ne le voit pas comme cela.

« L’adrénaline du jour de match me manquera »

En maintenant ce rythme de 35 matchs par saison, Jean-Luc COURTET atteindra la barre des 900 début 2029 et celle des 1000 trois ans plus tard. Juste avant la retraite. « Le jour où cela s’arrêtera, je sais que l’adrénaline du jour de match me manquera. Il restera la fierté de voir que des garçons qu’on a fait venir de l’extérieur sont restés et ont fait leur vie dans le Haut-Doubs ! »

Propos recueillis par Christophe BIDAL,
Responsable Pôle Développement

Par Anatole Barbier

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