L’entraîneur national Franck RAVIOT à l’Astragale
Publié le 28/01/2026
La Ligue Bourgogne-Franche-Comté de Football avait le plaisir d’accueillir cette semaine à l’Astragale Franck RAVIOT, l’entraîneur des gardiens de but de l’équipe de France A. Explications sur les raisons de sa venue dans sa région d’origine !
Né à Chalon-sur-Saône, le technicien fédéral était invité par la Ligue dans le cadre du Projet de Performance Fédéral spécifique aux gardiens de but. Sa venue était l’occasion d’échanger avec nos Techniciens, Sébastien IMBERT (DTR) et Aurélien MICONNET (CTD PPF, spécialiste des GB), et le staff du Pôle Espoirs, représenté par son responsable élu Thierry WANIART. Rencontre avec Franck RAVIOT que nous remercions pour sa venue à Dijon et sa disponibilité !


Franck RAVIOT entouré par Thierry WANIART et Sébastien IMBERT.
LBFC : Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Franck RAVIOT : Je suis entraîneur à la Direction Technique Nationale depuis bientôt 26 ans. J’ai le privilège, l’honneur et le bonheur d’avoir vécu beaucoup de belles aventures professionnelles et humaines au sein de la DTN, auprès de l’Institut National du Football, en tant que formateur des jeunes gardiens, puis en tant que formateur des entraîneurs de gardiens de but sur le territoire national, et pendant 10 ans au sein du staff de l’équipe de France Espoirs. Depuis presque 16 ans, je fais partie du staff de l’équipe de France A.
LBFC : Comment a commencé votre carrière ?
FR : A l’âge de 16 ans, je suis parti suivre ma formation de jeune joueur à l’INF à Clairefontaine pendant 3 ans. Suite à cela, j’ai eu la chance de signer 2 contrats professionnels, au RC Lens pendant 3 ans, donc j’ai été doublure d’un autre Bourguignon, Guillaume WARMUZ. Après ces années lensoises, je suis parti au FC Martigues où j’ai retrouvé un autre Bourguignon, Éric DURAND. Comme quoi la Bourgogne était une terre de gardiens de but et doit être une terre de gardiens de but ! Lors de la saison 1999-2000, j’ai donné une orientation radicale à mon parcours puisque j’ai stoppé ma carrière de joueur professionnel pour intégrer la DTN à la demande d’Aimé JACQUET, qui était le Directeur Technique National à l’époque.
LBFC : Vous êtes originaire de notre région, vous y êtes toujours attaché ?
FR : Je suis originaire du département de Saône-et-Loire, né à Chalon-sur-Saône. J’ai signé ma première licence à Châtenoy-le-Royal, et ensuite au FC Chalon. Je suis très attaché à mes racines, à mon histoire, aux gens d’ici, aux personnes d’ici qui ont jalonné ma vie, mon enfance et mon adolescence. J’ai un lien particulier avec cette région, je viens m’y ressourcer dès que possible. Ça fait partie de mon histoire et je pense que c’est important de ne pas être amnésique, de ne pas oublier son histoire, et ses racines. Je suis encore en contact avec mon premier éducateur de gardien de but, Claude BARBEROT. Venir en terre bourguignonne, c’est toujours un réel et sincère plaisir.
LBFC : Avez-vous un souvenir marquant ou une anecdote à nous raconter ?
FR : J’ai deux souvenirs qui me viennent. D’abord, mon premier match en 1ère Division (Ligue 1 à l’époque). C’était avec Martigues au Parc des Princes, contre le grand Paris Saint-Germain de l’époque sur la scène européenne. Le second, c’est un titre de champion du Monde avec l’équipe de France militaire qui était dirigée par Roger LEMAIRE en 1995. Forcément, ce sont des souvenirs marquants lorsqu’on débute sa carrière professionnelle.
LBFC : Au-delà de vos racines, quelle est la raison de votre présence à l’Astragale ?
FR : L’objectif est de venir parler d’un sujet qui me tient très à cœur, parce qu’il a rythmé ma vie : le poste de gardien de but ! Je viens pour parler de ces jeunes joueurs et joueuses qui sont gardiens, de parler aussi des éducateurs de gardiens avec deux personnes que j’apprécie particulièrement : Sébastien IMBERT (DTR de la Ligue) et Aurélien MICONNET (CTD PPF, référent gardien de but de la Ligue). Ce sont des personnes qui sont pleinement investies dans leurs tâches et avec qui nous avons abordé différents sujets en lien avec le développement des gardiens de but et de ce qui est fait en Ligue.
LBFC : Quelle est la philosophie au niveau de la chaîne de détection PPF pour les jeunes gardiens et gardiennes ?
FR : Tout le monde a un rôle important, du petit club amateur jusqu’à la DTN. Nous devons tous dynamiser le poste, créer des sensibilités, donner l’envie aux jeunes gardiens et aux jeunes gardiennes de progresser à ce poste. Il faut mettre en lumière la volonté de certains clubs, des Districts et de la Ligue. Il y a une volonté commune de faire progresser les jeunes au poste de gardien pour leur permettre, peut-être un jour, d’évoluer au plus haut niveau. Au niveau du Pôle Espoirs, c’est Franck TAIANA le référent des gardiens, je le connais depuis de nombreuses années et je l’apprécie. On partage beaucoup comme aujourd’hui et ces moments sont importants. Partager c’est s’enrichir, partager c’est réfléchir, partager c’est se confronter, partager c’est s’entraider aussi. Cela nous amène tous à nous pousser vers le haut.
LBFC : Concernant l’équipe de France, comment on prépare une Coupe du Monde ?
FR : Dès notre qualification pour la Coupe du Monde 2026 validée et le tirage au sort effectué avec les noms de nos futurs adversaires, nous avons pu commencer à nous projeter sur sur cette échéance. Pour se préparer le mieux possible, nous devons analyser et observer nos adversaires, trouver le camp de base le plus adéquat et appréhender nos futures confrontations. C’est un travail qui nous pousse à être le plus minutieux et le plus méthodique possible. On sait que chaque détail aura son importance et chaque détail peut être déterminant. Donc on est être attentif à tout, en permanence, pour pouvoir performer le mieux possible dès le premier match. Nous aurons un premier match contre le Sénégal, tout récent champion d’Afrique, qui sera un match compliqué et très piégeux, face à un adversaire de très grande qualité. Il faudra être prêt le jour-J !
LBFC : L’équipe de France jouera deux matchs de préparation aux Etats-Unis, l’objectif est de prendre la température ?
FR : Oui, il y a une tournée qui est prévue aux États-Unis fin mars avec deux matchs face au Brésil et la Colombie. Ensuite, dès fin mai, le début de la préparation commencera à Clairefontaine avant de rejoindre les États-Unis quelques jours avant le début de la compétition. On a peu de temps à passer avec les joueurs, parce qu’ils sont soumis à des exigences avec leur club, à un calendrier très chargé. Mais il faudra optimiser au maximum le temps que l’on aura lorsqu’on y sera !
Déploiement de la politique PPF au niveau régional
Notre CTD PPF, spécialiste du poste de gardien de but, Aurélien MICONNET, précise que « la FFF a initié il y a quelques années un plan de développement du poste avec une attention toute particulière sur la mise en place des centres de perfectionnement spécifiques (CPS) pour les gardiens de but. Après des détections, chaque District de notre Ligue met en place ces CPS GB de façon régulière, ce qui nous permet de faire progresser nos GB à partir des U12. Les meilleurs profils sont intégrés au parcours PPF dans chaque District et vus ensuite sur nos stages régionaux.«
Accompagnement dès les U12
En complément, la Ligue met en place deux journées régionales GB U13 pour observer les jeunes gardiens lors d’entraînements spécifiques. « L’objectif est d’avoir les meilleurs potentiels sur notre structure de préformation fédérale, le Pôle Espoirs. Nous accordons également beaucoup d’importance sur le poste sur nos différents stages régionaux masculins ou féminins en veillant à avoir lors de chaque stage un entraîneur dédié aux gardiens de buts. » ajoute notre CTD. Certains profils peuvent émerger plus tard, vers 15 ou 16 ans, comme Théo GUILLAUME et Maël BAUDOT récemment qui ont intégré un centre de formation lors de leur année U16 et qui étaient faisaient partie des sélections régionales jeunes. « Nous nous devons donc d’avoir un accompagnement le plus complet possible des U12 aux U16. Pour les gardiens du Pôle Espoirs, l’objectif est qu’ils intègrent un centre de formation à l’issue des deux ans de préformation. » complète Aurélien MICONNET sur les spécificités PPF des GB.
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